La présence persistante de militaires dans plusieurs carrières, concessions et sites miniers de la province du Lualaba continue de susciter de vives préoccupations. Alors que des instructions auraient été données pour leur retrait des zones d’exploitation minière, certains éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) seraient toujours présents sur le terrain.
Selon des informations rapportées dans la province, une délégation de l’Inspection générale des FARDC et de la Maison militaire du chef de l’État aurait séjourné plusieurs jours à Kolwezi afin de rappeler aux militaires l’instruction de quitter les sites miniers. Cette démarche aurait également bénéficié de l’accompagnement des autorités provinciales du Lualaba.
Une mise en garde aurait, par ailleurs, été adressée aux militaires récalcitrants afin qu’ils se conforment aux instructions de la hiérarchie militaire.
Des militaires toujours présents sur le terrain
Malgré cette campagne de retrait, des militaires seraient encore signalés dans plusieurs sites miniers du Lualaba, mais également dans le Haut-Katanga. Leur présence soulève des interrogations sur le respect de la chaîne de commandement au sein des forces armées.
La question centrale demeure : qui commande réellement ces militaires et sur quelles instructions sont-ils déployés dans les zones minières ? ( mettez en gras à partir de qui commande)
Si l’ordre de retrait émane effectivement du commandant suprême des FARDC, le maintien de soldats dans les sites concernés pose alors la question de l’exécution des ordres militaires et de la responsabilité de ceux qui organisent ou maintiennent ces déploiements.
Qui a déployé ces militaires ?
Au-delà de la présence des soldats, une autre interrogation mérite des réponses : qui a procédé à leur déploiement dans les carrières et concessions minières ?
Des accusations faisant état de menaces, de violences, d’intimidations et d’insécurité dans certains sites doivent, elles aussi, faire l’objet d’enquêtes sérieuses et indépendantes afin d’établir les responsabilités.
Il importe notamment de déterminer si ces militaires agissent sur instruction de leur hiérarchie, sur ordre d’autorités locales ou dans le cadre d’initiatives individuelles.
Une question de discipline militaire
Dans toute armée structurée, le respect de la chaîne de commandement constitue un principe fondamental. Lorsqu’un ordre légal est donné par l’autorité compétente, son exécution doit normalement s’effectuer conformément aux règles militaires.
Dès lors, si des militaires refusent effectivement d’exécuter une instruction officielle de retrait des sites miniers, la situation mérite une clarification urgente de la part de la hiérarchie militaire.
Des enquêtes devraient permettre d’identifier les responsables des éventuels refus d’obéissance, mais également de déterminer les conditions dans lesquelles ces soldats ont été déployés dans les zones minières.
L’État doit clarifier la situation
La persistance de militaires dans les sites miniers, malgré les opérations annoncées pour les en retirer, nourrit inévitablement les interrogations sur l’autorité effective de l’État dans ces zones.
Les autorités nationales et provinciales sont donc appelées à communiquer clairement sur la situation : combien de militaires sont concernés ? Qui les a déployés ? Dans quel cadre ? Quelles instructions ont-ils reçues ? Et quelles mesures sont prises contre ceux qui refuseraient d’obéir aux ordres de leur hiérarchie ?
Ces réponses sont d’autant plus importantes que les zones minières du Lualaba et du Haut-Katanga constituent des secteurs économiques stratégiques pour la RDC.
Si des militaires sont impliqués dans des actes de violence, de menace ou d’extorsion, les faits doivent être documentés et les responsables, quel que soit leur grade ou leur fonction, répondre de leurs actes devant les instances compétentes.
La situation exige donc des éclaircissements rapides. Car lorsqu’un ordre officiel de retrait est donné mais que des militaires continuent de rester sur le terrain, c’est toute la question de l’autorité de l’État et du respect de la discipline au sein des forces armées qui se trouve posée.
La Rédaction TotalaCongo
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