Kinshasa – À quelques jours de la marche annoncée par la Coalition Article 64 (C64), l’opposant Martin Fayulu hausse le ton. Dans un message publié sur son compte X (anciennement Twitter), il accuse l’Agence nationale de renseignements (ANR) de mener une campagne de harcèlement contre les membres de la coalition et exige la libération immédiate de deux militants interpellés à Kananga.

Selon Martin Fayulu, les agents de l’ANR doivent « cesser immédiatement le harcèlement et les arrestations des membres de la C64 mobilisés pour la marche du 22 juillet ». Le président de l’ECiDé réclame également la libération d’Elie Mputu et de Michaël Bope, arrêtés, selon lui, la veille à Kananga.
Cette déclaration intervient alors que la Coalition Article 64 a rendu public un communiqué officiel réaffirmant le maintien de sa manifestation du 22 juillet 2026. Le regroupement politique affirme avoir notifié les autorités compétentes de l’organisation de cette marche ainsi que des itinéraires retenus depuis le 6 juillet 2026, conformément aux dispositions légales en vigueur.
Dans ce document signé notamment par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga, la C64 indique qu’elle maintiendra sa manifestation sur les itinéraires officiellement communiqués aux autorités. La coalition exprime également sa préoccupation face à l’annonce de contre-manifestations prévues le même jour, estimant qu’elles pourraient perturber le bon déroulement de sa marche.
Tout en prenant acte de la volonté du gouverneur de Kinshasa d’encadrer cette mobilisation, la coalition appelle les autorités administratives, policières et judiciaires à garantir la sécurité de tous, à prévenir toute provocation et à assurer le respect des libertés publiques.
La C64 insiste enfin sur le caractère « strictement pacifique » de sa manifestation et invite ses militants ainsi que l’ensemble de la population à faire preuve de discipline, de civisme et de retenue. Elle avertit que toute tentative visant à empêcher ou à entraver le déroulement de cette marche engagerait, selon elle, la responsabilité de ses auteurs conformément aux lois de la République.
Totala Congo suivra l’évolution de cette situation ainsi que les réactions des autorités à l’approche de cette manifestation annoncée pour le 22 juillet.














